L’église Saint-Valentin

Un bref historique

L’église en 1909
Le portail sud de St-Valentin

Construite à partir de 1535 à l’initiative d’Antoine de Vienne, premier abbé commandataire de l’abbaye de Molesmes, cette église, de grande taille au regard de la population de la commune, ne fut jamais achevée. « La nef manque et les bas-côtés du nord ne sont que provisoires », notait en 1855 dans l’annuaire de l’Yonne Victor Petit, qui juge cependant que « le chœur et les transepts […] offrent l’un des plus beaux exemples de l’architecture de la renaissance, alors que cet art nouveau n’avait pas encore abandonné le type chrétien du Moyen-Age ». Il s’extasie notamment sur le portail sud et sur l’élégance des voûtes.
L’entretien de l’édifice laisse toutefois à désirer : les marches menant au chœur et le dallage devront être refaits en 1828. Ce défaut d’entretien, qui semble s’être accentué avec le temps, explique sans doute les dégradations subies par l’église à partir du début du XXème siècle : le plafond s’effondre en 1904, puis une partie des murs en 1926. Entre ces deux dates, rien n’a été fait pour entreprendre une restauration, le conseil municipal s’y étant refusé, et les dégradations vont dès lors se poursuivre, malgré le classement, en 1932, du mur méridional avec son portail et sa rosace.

 Les travaux de sauvegarde des ruines

Ce n’est qu’en …. que seront entrepris de premiers travaux de sauvegarde des ruines.

Les perspectives

A la suite des travaux de mise en sécurité et de sauvegarde réalisés de 2015 à 2017, le conseil municipal souhaite ouvrir un accès du public à l’église, tout en assurant la sécurité des visiteurs. A cet effet, il a demandé au Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement (CAUE) de l’Yonne de lui proposer des orientations pour l’aménagement du site. Le document d’orientation a été remis à la commune en janvier 2018.
Une partie de l’édifice présente des risques de chutes de pierres : il s’agit du mur du transept, qui a été étayé il y a plusieurs années et, plus généralement, des parties qui n’étaient pas concernées par les travaux récents. L’attention du conseil municipal a, à plusieurs reprises, été attirée sur ces risques par les services de l’Etat, notamment par une lettre du Sous-préfet qui recommande de limiter l’accès aux parties sécurisées.
Soucieux de la sécurité du public, primordiale à leurs yeux, le maire et le conseil municipal entendent se conformer à ces recommandations. Il convient par ailleurs de veiller à ce que les travaux d’accessibilité n’engendrent pas des dépenses excessives, d’autant que les possibilités d’obtenir de nouvelles subventions sont minces. La commune a contracté un emprunt de 80 000 € pour financer les travaux précédents et il ne saurait être question d’accroître cet endettement.
Dans ces conditions, il est envisagé de ménager un accès libre du public aux parties suivantes : l’extérieur du chœur côté route, le côté sud jusqu’au portail du transept et le côté nord sur une dizaine de mètres.
Une autre solution aurait pu être d’étendre l’accès côté sud jusqu’à l’arrière de l’église, en respectant une distance minimale de sécurité. Elle aurait cependant impliqué de respecter les prescriptions de l’architecte des bâtiments de France, à savoir le tri des pierres tombées et la construction d’un édifice de protection de celles qui présentent un intérêt architectural. Le coût d’une telle opération étant hors de portée des moyens de la commune, elle a été écartée pour l’immédiat.
En tout état de cause, et quelle que soit la solution retenue, l’accès au chœur présenterait des risques excessifs : il est donc inenvisageable.
La mise en œuvre de la solution retenue, sous réserve de l’approbation par le conseil municipal, après avoir été étudiée par la commission  se ferait en plusieurs étapes :

  • rédaction d’un cahier des charges en vue d’une consultation destinée au choix d’un architecte qui serait chargé de l’établissement d’un projet d’accessibilité (faisabilité et modalités) ;
  • établissement et chiffrage du projet par l’architecte retenu, en vue de la consultation d’entreprises susceptibles d’en assurer la réalisation.

Cette solution peut être mise en œuvre immédiatement, sous réserve évidemment de respecter les délais imposés par les règles administratives et ceux liés à l’intervention de l’entreprise retenue.
Elle n’hypothèque pas l’avenir. Nous aimerions évidemment pouvoir étendre le périmètre d’accessibilité, mais cette extension suppose des travaux supplémentaires sur les parties non sécurisées. Souhaitons qu’avec l’aide de l’Etat, du Conseil départemental et des associations qui ont contribué au financement des travaux précédents, il soit possible de les entreprendre dans un  futur pas trop lointain.